ATOM HEART MOTHER

Concert organisé en partenariat avec la Rodia

Samedi 1er juilletFZ-3
20h30, la Rodia
10€/8€ (+2€ sur place)

Oeuvres de Zappa, Pink Floyd...
Trio Rock the Organ : Frédéric Maurin (guitare électrique), Henri-Charles Caget (percussions) et Yves Rechsteiner (orgue)
Basse : Raphaël Schwab
Violoncelle : Jules Coste

Voix : Estelle Janod, Nathalie Weksler, Aniella Zins, Pierre Fabre, Justin Jeunot
Ensemble instrumental du Conservatoire du Grand Besançon
Direction : Laurent Comte

Le rock progressif vous rappelle des souvenirs ? Pink Floyd, Zappa, King Crimson ou encore Emerson Lake and Palmer s’offrent une cure de jouvence spectaculaire. Ce trio formé lors du festival Toulouse les Orgues 2014 poursuit son approche non conventionnelle de la musique, à cheval par principe sur plusieurs cultures musicales. Puisque l’orgue, instrument-orchestre, peut tout jouer, pourquoi s’en priver ? Gommer les lignes entre classique, rock, jazz et création contemporaine est sa raison d’exister.

Trio Rock the organ
Zappa a touché à tous les styles: jazz, rock, électro, musique contemporaine. Guitariste génial, il composait aussi grâce à son synclavier et repensait les mêmes morceaux pour des orchestres symphoniques.
 Fou de son, créateur d’une inventivité inépuisable, on retrouve chez lui quelques fois des timbres qui font penser à des registrations d’orgue (comme régale 16’ et cymbale). Son univers esthétique rejoint ainsi celui d’un certain style post-classique.
Pour rendre justice à l’esprit musical de Frank Zappa, nous explorons toutes les possibilités sonores de l’orgue et y joignons la matière sonore et rythmique, quasi infinie des percussions acoustiques et électroniques afin de créer un univers orchestral mêlant les sons d’hier et de demain. La présence de la guitare électrique confère une dimension supplémentaire, celle de l’âme mélodique de Zappa et celle de l’improvisateur fou…

Frédéric Maurin, guitare électrique
Élevé au son de Jimi Hendrix, King Crimson et Frank Zappa, il abandonne très vite son métier d’ingénieur pour se Fred Maurinconsacrer entièrement à la musique et suit en parallèle une formation jazz et une formation d’écriture classique.
Il dirige depuis 2004 PING MACHINE, ensemble aujourd’hui composé de 15 musiciens qui fait partie des références de la nouvelle scène jazz européenne, dont il compose le répertoire et avec lequel il remporte de nombreux prix et récompenses (« Choc de l’année 2013» Jazz Magazine, nomination aux Victoires du Jazz 2014, commande d’écriture du Ministère de la Culture, Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros).
Il développe une musique singulière à l’imaginaire foisonnant. Ses influences vont de Ligeti à Steve Coleman en passant par Meshuggah ou Gérard Grisey. Il s’attache à proposer une écriture musicale très précise qui questionne le langage musical mais aussi les formes employées habituellement dans le jazz et les musiques improvisées dans le but de les renouveler.
Ses objectifs de compositeur sont clairs : proposer une musique cohérente, moderne et passionnée, en ne se fixant aucune barrière, aucune limite dans ses recherches mais en n’oubliant jamais l’émotion et le plaisir des auditeurs. Une musique qui garde à l’esprit le son comme élément central afin que sa perception soit immédiate sans nécessiter aucune compréhension ou analyse. Sensibiliser le public à cette démarche lui apparaît essentiel car c’est un facteur fondamental pour lui permettre de percevoir à travers l’apparente complexité de la matière sonore, ce qui existe derrière le son.
En 2015, il se forme à l’IRCAM au logiciel MAX© afin d’utiliser dans ses dernières compositions des sources de sons électroniques créées sur mesure, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités timbrales à son écriture.
l est par ailleurs aussi guitariste dans de nombreux projets, de l’ensemble contemporain AMALGAMMES (direction Christophe Mangou), au trio de guitares FLAMENCO PUNK avec Pierre Durand et Julien Desprez. Il est membre du FZ PROJECT, trio original (avec Yves Rechsteiner, orgue d’église et Henri-Charles Caget, percussions) se consacrant à une relecture de la musique de Frank Zappa et du rock progressif des années 70.
Depuis 2013, il est également soliste invité par de nombreux orchestres symphoniques (Orchestre National de Lille, Orchestre National du Capitole-Toulouse, Orchestre Symphonique de Malmö – Suède, etc.) sur des programmes consacrés à la musique de Frank Zappa.
Considérant que la musique n’est pas seulement l’objet de questionnements théoriques, esthétiques et émotionnels mais que c’est aussi un objet culturel en rapport avec le champ social, il choisit de s’impliquer collectivement afin d’améliorer les conditions de diffusion des musiques qu’il défend : il est, depuis 2011, président de GRANDS FORMATS, fédération des grandes formations de jazz et de musiques à improviser qui regroupe aujourd’hui 42 grands orchestres professionnels et 700 musiciens sur l’ensemble du territoire français.

Henri-Charles Caget, percussionsHenri-Charles Caget
Voyageur dans le temps musical, au travers des styles et des époques. Doux rêveur dans cette ère de zapping et de métissage. Il navigue de l’objet à l’instrument, du silence au geste sonore, tactile ou visuel, du verbe au rythme, sensibilisé par de multiples rencontres avec des compositeurs, ingénieurs du son, vidéastes, éléctro-acousticien, peintres, plasticiens, danseurs, chanteurs, écrivains…partageant les mêmes désirs de création spontanée.
Henri-Charles Caget est  professeur de Percussions, musique de chambre et d’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDPL), ainsi que directeur pédagogique de l’Ecole de l’Oralité, Concepteur d’instruments et projets artistiques.
Il est diplômé des Conservatoires d’Orléans, du CRR d’Aubervilliers la Courneuve, du CA de batterie Boursault- Lefèvre, du DNESM de Lyon en Percussion et d’études spécialisées XXème siècle au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDPL).
Il est également auteur et compositeur de très nombreux spectacles et a participé à des ensmebles allant de la musqiue ancienne, classique, contemporiane ou improvisée à laPopRockElectro.

Yves Rechsteiner, orgue
Passionné de claviers anciens, Yves Rechsteiner aime circuler des cordes aux tuyaux et d’un style de musique à l’autre.
Après un parcours claYves Rechsteinerssique dans les conservatoires de Genève et Bâle, où il étudie l’orgue, le clavecin, le piano-forte et l’art de la basse continue, il obtient dans les années 90 plusieurs prix dans des Concours Internationaux à l’orgue et au clavecin
Il devient en 1995, professeur de basse continue au Conservatoire National Supérieur de Lyon (CNSMDPL), dont il dirige également depuis cette date le département de musique ancienne.
Au fil du temps, son activité d’organiste, d’accompagnateur, et sa passion pour l’harmonie et les musiques diverses l’ont amené à développer une activité d’arrangeur ou de transcripteur qui s’exprime dans des projets personnels couvrent aussi bien la musique baroque que symphonique, incluant des collaborations avec des musiciens traditionnels, ou des incursions dans le jazz/rock.
Il a ainsi enregistré les sonates pour clavecin d’Azzolino della Ciaja (Vde-Gallo 1995) ainsi que l’oeuvre d’orgue de J. Alain sur l’orgue du compositeur (VDE Gallo 1994). Il a fait reconstituer en 2000 un clavecin à pédalier avec lequel il enregistre J.S.Bach (Alpha 2001).
Il a fondé en 2002 l’ensemble Alpbarock, dédié à la valorisation du patrimoine musical
populaire de Suisse allemande (Alpha, 2008) et constitué de 5 musiciens, chanteurs,
violon, hackbrett (tympanon) et percussions, jouant autour d’un orgue de chambre, et a également participé comme accompagnateur à plusieurs enregistrements: “Le Pape musulman”, chansons de Béranger avec Arnaud Marzorati (Alpha 2006), Chant de la Révolution de 1789 (Les Lunaisiens, Alpha 2011), “Les Trois Révolutions”, (les Lunaisiens et Isabelle Druet).
Il a également transcrit pour orgue des oeuvres de Rameau, enregistrées à Cintegabelle (Alpha 2010), unaniment saluées par la critique (Diapason d’or) et publiées au Chant du Monde, et obtenu en 2011 le premier prix “Machado et Cerveira” pour ses transcriptions de Beethoven et Boccherini pour les 6 orgues de 1807 de la basilique de Mafra au Portugal.
Il a consacré un premier enregistrement à l’orgue Puget 1888 de la Dalbade à Toulouse (Alpha 2011) avec des oeuvres de Berlioz, Beethoven, Chopin, Saint-Saens. Puis enregistré “Casta Diva” sur l’orgue Puget 1876 de Seysses avant de réaliser une version pour orgue de la Symphonie Fantastique de Berlioz éditée aux Editions de la Schola Cantorum, Fleurier/Suisse.
Fin 2013, il succède à Michel Bouvard comme directeur artistique du Festival Toulouse- les-Orgues.

Raphaël Schwab , contrebasseRaphaël Schwab
Raphaël Schwab est diplômé du Conservatoire de Paris et titulaire du C.A. de jazz. Musicien interprète, improvisateur et compositeur, il prend part à de nombreux projets dans des styles variés, allant du jazz (avec le big band Ping Machine) à la musique contemporaine (avec l’ensemble Le Balcon) en passant par la musique classique et le spectacle vivant (Né dans un piano de Patrick Chamblas).
Depuis cinq ans, avec le saxophoniste Julien Soro, il forme un duo dont il est à l’initiative et pour lequel il compose. Le deuxième disque du duo Schwab Soro (Volons !, Neuklang, 2016) vient de paraître, et a reçu un accueil chaleureux.