DANTZIG, LA PERLE DE LA BALTIQUE

Samedi 1er juillet
18h, église de Saint-Vit
Résultat de recherche d'images pour "dantzig au XVII"Musique du Nord du XVIIème
eXMachina, ensemble  en résidence
Soprano : Perrine Devillers
Violon : Coline Ormont
Cornet : François Cardey
Viole de Gambre : Justin Glaie
Orgue et clavecin : Clément Geoffroy

Le projet
Riche et florissante grâce au commerce draîné par la Ligue Hanséatique, Dantzig (l’actuelle Gdansk), la Perle de la Baltique, était jusqu’au XVIIème siècle une ville prospère où Protestants, Prussiens, Catholiques, Polonais, Juifs et Lituaniens vivaient en bonne harmonie malgré les nombreux conflits religieux et russo-polonais qui ravageaient alors l’Europe Centrale.

La vie musicale de Dantzig se concentrait alors à la Marienkirche, où se succedèrent des musiciens renommés tels que Gaspar Förster, Johann Valentin Meder, Balthasar Erben ou encore Crato Bütner. Leurs compositions était fortement marquée par les préceptes du protestantisme qui était alors implanté en Europe du Nord. Marqué par une certaine austérité ascétique et par la crainte d’un Dieu agité d’une ire vengeresse, Luther prônait l’humilité du croyant et la joie dans l’abandon total à Dieu. Il annota notamment les écrits de Saint Augustin, et partageait la grâce apportée aux croyants qui lui était chère.
Cette lumière intérieure et cette quiétude intime transparaissent dans la musique des compositeurs marquant de la deuxième moitié du XVIIème siècle à Dantzig. Crato Bütner, influencé par le style italien qui effleurait alors la mer Baltique, apporta un renouveau dans la musique de la ville grâce à une écriture simple et expressive. Christoph Bernhard utilise tous les registres de la voix de soprano, quand Balthasar Erben développe le continuo aux instrument mélodiques pour soutenir la prosodie vocale. Chanteur successivement employé à Brême, Hambourg, Copenhagen, Lübeck et Talinn, Valentin Meder compose les premiers opéras créés à Dantzig à partir de 1685, modèles d’influence italienne mêlée à une identité allemande en construction.
Joyaux musicaux d’une autre époque, les Geistlichekonzerte ou concerts sacrés de ce programme musical sont tous destinés à parler au cœur et faire écho à l’ardeur spirituelle en chacun de nous. La simplicité des lignes pose dans un écrin instrumental les psaumes de Luther et les prières de Saint Augustin. Les suppliques sublimées par des harmonies denses et expressives plaident miséricorde et paix de l’âme. Encore aujourd’hui, la sincère simplicité de ces musiques fait scintiller des émotions entières et justes au plus profond de l’âme.

Coline Ormond, violon
Coline OrmondAprès avoir étudié le violon moderne, Coline Ormond a débuté l’étude du violon baroque auprès de Stéphanie Pfister à Strasbourg puis a poursuivi son cursus à la Schola Cantorum de Bâle auprès d’Amandine Beyer. Elle a obtenu un premier Master en 2015, et elle se spécialise actuellement dans l’exécution des répertoires classique et romantique en préparant un second Master toujours avec Amandine Beyer. Membre de l’EUBO en 2016, Coline joue aussi au sein de plusieurs ensembles tels que La Folia Barockorchester, Il Pomo d’Oro, Les Cornets Noirs ou La Tempête. Elle est également membre des ensembles de musique de chambre El Gran Teatro del Mundo et Concerto Ripiglino avec lesquels elle a récemment joué au Festival de Musique d’Utrecht.

Perrine Devillers, sopranoPerrine Devillers
Après des études au conservatoire de Rouen et notamment au sein de la Maîtrise et de l’Ensemble Vocal, Perrine Devillers obtient un prix de cycle supérieur en clarinette au Conservatoire de Paris. Aujourd’hui titulaire du Diplôme d’Etat de professeur de clarinette et licenciée de Sciences de l’Education, elle étudie le chant à la Schola Cantorum de Bâle auprès d’Ulrich Messthaler, Andreas Scholl et Anthony Rooley. Elle se produit en soliste et choriste en France et à Bâle avec l’ensemble Sollazzo, l’ensemble Pygmalion… et sous la direction de Vincent Dumestre, Benjamin Alard, Rinaldo Allessandrini, Raphaël Pichon et Andrea Marcon.

François CardeyFrançois Cardey, cornet
Après un master de cornet à bouquin au Cnsmd de Lyon et un perfectionnement à la Schola Cantorum de Bâle, François Cardey crée l’Ensemble Agamemnon dans le but de promouvoir le répertoire allemand et italien du XVIIème siècle et développer des formes nouvelles de spectacle de musique ancienne.
Il a joué dans de nombreux festivals en France comme à l’étranger : Ambronay, San Sebastian, Labeaume en Musique, Utrecht, Helsinki, Venise….  et travaille avec de nombreux ensembles tels que le l’ensemble Interstellar, le Helsinki Baroque Orchestra, l’ensemble eXMachina, l’Ensemble Correspondances, Le Concert de l’Hostel Dieu, les Percussions Claviers de Lyon, Le Jardin des Délices, la Caravaggia… et sous la direction de Sébastien Daucé, Adam Woolf, Rinaldo Alessandrini, Wim Becu, Jean Tubéry, Charles Toet, Bruce Dickey…

Justin Glaie, viole de gambeJustin Glaie
Justin Glaie débute la viole de gambe en 2006 et le luth en 2007. En 2009, il étudie au CRR de Tours avec Lucas Perez et Pascale Boquet respectivement la viole et le luth renaissance. Il débute le théorbe en autodidacte. En 2010, il rentre au CRR de Paris dans la classe de viole d’Ariane Maurette, et dans celle de Charles-Edouard Fantin où il étudie le luth et le théorbe. En 2012 il intègre la classe de théorbe de Nicolas Achten au Conservatoire Royal de Bruxelles, et celle de Philippe Pierlot en 2013.
Il a participé à de nombreux stages et projets, notamment avec Nima Ben David, Michel Laplénie, Yvon Repérant, Simon Heyerick, Nicolas Achten, Jean Tubéry et Lionel Meunier.
Il se produit actuellement au sein des groupes Scherzi Musicali, In Alto, Sweete Devils, La Grande Chapelle, The Consort of Voices et Musae Jovis, ayant participé avec ces derniers à plusieurs enregistrements.
Il s’intéresse aussi depuis les deux dernières année à la facture des instruments à cordes pincées anciens et étudie la lutherie au Cmb Puurs.

Clément Geoffroy,  clavecin et orgue
Clément GeoffroyAprès avoir obtenu son DEM au CRR de Nantes, Clément Geoffroy étudie à Paris auprès de Bertrand Cuiller et de Frédéric Michel. Il intègre la classe de clavecin d’Olivier Baumont, de basse continue de Blandine Rannou et de musique de chambre de Kenneth Weiss du CNSMDP. Il obtient son Master en 2013 puis se perfectionne au CRR de Paris dans la classe de chef de chant de Stéphane Fuget.
En novembre 2011, il remporte le 1er prix au Concours de clavecin Paola Bernardi de Bologne.
Continuiste très demandé, Clément Geoffroy a eu la chance de collaborer avec plusieurs ensembles comme Pygmalion, Le Concert d’Astrée, La Rêveuse, Stradivadia, La Chapelle Rhénane, Opéra Fuoco, Fuoco e Cenere… Il a également joué sous la direction de Paul Agnew, René Jacobs et Lionel Sow.
Il est membre fondateur de L’Escadron Volant de la Reine, ensemble actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac. En 2015, l’Escadron remporte le premier prix et le Prix du public au 1er Concours de musique de chambre du Val de Loire, présidé par William Christie. Leur premier disque Notturno est paru en 2016 chez Evidence.
Sortant des sentiers battus, il s’adonne régulièrement au jeu à deux clavecins. Avec Loris Barrucand, ils transcrivent et jouent la musique de Rameau, Rebel, Boismortier…, collaborant également avec les compagnies de danse Beaux-Champs et Les Jardins Chorégraphiques pour des spectacles inédits. Avec la claveciniste Gwennaëlle Alibert. Ils transcrivent ensemble des concerti de Vivaldi, Telemann…
Il est professeur de clavecin au Conservatoire de Vannes et accompagnateur au Pôle Sup’93 d’Aubervilliers-La Courneuve.