LES ORGUES DU PRINCE DE BYZANCE

Dimanche 30 juin – 17h45, chapelle du centre diocésain
participation au chapeau

Gabriel Bestion de Camboulas, orgue
Yohann Hourcade, danse

illustrationCe spectacle remet en scène les échanges entre les cours princières d’Orient et d’Occident qui ont permis l’introduction des Orgues dans les Terres de l’Ouest. Au moyen-âge à Constantinople, on ne comptait pas moins de quatre Grandes Orgues à la cour du Prince. Ils sonnaient pour les grandes circonstances : hippodrome, concours, jeux du cirque, banquets, réceptions impériales… Ce faste byzantin a beaucoup influencé le Roi pépin le Bref qui a décidé d’utiliser aussi cet instrument de luxe.
L’orgue et la danse font entrer le spectateur à la Cour de Byzance. Le danseur est l’empereur avec ses gestes ciselés adaptés à toutes les circonstances : messes, discours, mariages, banquets, jeux de cirque. La musique va puiser aux mélodies les plus anciennes qui plongent l’oreille dans un décors mystique ou orientalisant.

Gabriel Bestion de Camboulas, orgue et mise en scène
GabrielOrgue du prince de Byzance TLO_2016-272 Bestion de Camboulas apprend l’orgue auprès des plus grands musiciens français tel que Michel Bourcier à Nantes, et François- Henri Houbart à Paris. Il obtient le Master d’orgue au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDL), dans la classe de Francois Espinasse et Liesbeth Schlumberger. Parallèlement à l’interprétation, il étudie et pratique l’improvisation avec Francois-Henri Houbart et Gabriel Marghieri. Suppléant des Grandes Orgues historiques de l’Église Saint- Paul- Saint-Louis à Paris, sa carrière de concertiste a commencé brillamment grâce au premier Grand prix international d’orgue Jean- Louis Florentz, de l’académie des Beaux-Arts – Institut de France, à Angers, en mai 2008. De plus, il est lauréat du concours international d’interprétation Gaston Litaize en 2015, et plus récemment, diplôme du concours international d’orgue de l’académie Gnesis de Moscou (2017).
Il donne des récitals en France comme à l’étranger : Notre-Dame de  ̈Paris, La Madeleine à Paris, St Sernin de Toulouse, St François de Lausanne, Cathédrale de Zagreb, etc… Passionné par la transmission du répertoire d’orgue, il a été invité à l’étranger pour donner des master-classes (Croatie, Slovénie, Lettonie, Russie). Il se produit régulièrement au sein de l’ensemble vocal La Tempête, dirigé par Simon-Pierre Bestion, ainsi que l’orchestre Bernard Thomas. Soucieux de proposer des programmes variés et de qualité, il constitue un duo pour orgue et percussions, puisant dans un répertoire original, ainsi que le trio Orpheus avec violon et violoncelle.
Gabriel de Camboulas a réalise l’enregistrement du CD Requiem pour une âme errante d’Olivier d’Ormesson (2014). Précédemment, il a aussi grave un CD de musique baroque française Souffle intemporel (2012), pour trompettes, cors naturels et orgue en la Cathédrale du Puy en Velay.
En outre, son intérêt pour les projets pluridisciplinaires l’incite à créer plusieurs spectacles pour orgue et danse : en 2010, Aveugle Instinct à l’Opéra de Lyon autour des 3 danses de Jehan Alain, puis en 2011, Si on Marchait, au festival de Besançon autour du Boléro de Ravel et de Cochereau, L’Anneau de Salomon pour orgue et huit danseurs avec le chorégraphe David Drouard autour de la musique de Jean-Louis Florentz (2014), et les Orgues du Prince de Byzance en 2017 en la Cathédrale de Rodez.. Il réalise L’orgue de Marsyas, un spectacle pour enfant avec vidéo et comédien en 2016 pour le Festival Toulouse les Orgues, et joué au Festival de Fribourg en 2017.

Yohann Hourcade, danse et chorégraphie
Orgue du prince de Byzance yoann hourcade2Après avoir commencé la danse à l’île de la Réunion avec Sandrine Chaoulli, il suit une formation au CNSMD de Paris, où il cultive son penchant pour le contact-improvisation auprès de Didier Silhol, pour le théâtre auprès d’Annette Barthélémy et pour la composition auprès de Christine Gérard.
En 2012, il danse des pièces de A. Preljocaj, H. Sheshter et participe à une création de Thomas Lebrun au sein du Junior Ballet du Conservatoire. À travers différents stages et masterclass, il aborde le travail de chorégraphes tels que A.T. de Keersmaeker, T. Brown ou encore Edmond Russo et Shlomi Tuizer pour le projet Mother Tongue (Marseille Provence 2013).
Comme interprète, il travaille avec les chorégraphes Thomas Chopin (Ordalie), Didier Théron (14 et les fantômes, Les Gonflés), Charlotte Rousseau (Oubli Total), Maxence Rey (Le Moulin des Tentations) et il prend part aux projets du collectif Le Pôle.
Il monte sa propre compagnie, blandine, et créée une première pièce en 2017, Supernova. Il rejoint la C’Interscribo pour la création de La Mort et l’Extase en 2010, puis est interprète dans les pièces Initio [LIVE] et Turbulence.