Trio jazz

Samedi 6 juillet, 20h30 – petit Kursaal
entrée libre avec participation au chapeau

LAURENT DE WILDE / EMMANUEL BEX / ANDRÉ MINVIELLE

Laurent de Wilde, piano
André Minvielle, multi-instrumentiste
Emmanuel Bex, orgue Hammond
avec la participation de Napoleon Maddox

Le duo complice de Laurent de Wilde et Emmanuel Bex revient au festival, pour notre plus grand plaisir ! Cette année ils ont convié leur ami béarnais Anadré Minvielle, chanteur, poète et multi-instrumentiste.
Trois grands noms du jazz français pour un trio inédit, qui saura sans aucun doute surprendre et régaler le public.

Laurent de Wilde est né en 1960 aux États-Unis ; sa famille s’installe en France en 1964 et il fait ses études à Paris jusqu’à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, qu’il intègre en 1981.
Il repart en 1983 pour les États-Unis et apprend le piano jazz à New York où il réside durant huit ans. Il commence à s’y produire professionnellement et, à la fin des années 80, y enregistre ses premiers disques en compagnie de Jack DeJohnette, Billy Hart ou Eddie Henderson ( Off the boat, 1987, Odd and blue, 1989, Colours of Manhattan, 1990, IDA Records ).
De retour à Paris en 1991, il y poursuit sa carrière de musicien et obtient le Prix Django Reinhardt en 1993 pour son album Open changes (1992), toujours chez IDA. Il enregistre alors deux albums pour Sony, The back burner (1995) puis Spoon-a-rythm (1997) qui lui vaudra l’année suivante les Victoires du Jazz comme révélation de l’année.
Durant cette période, il écrit une biographie de Thelonious Monk parue chez Gallimard en 1996, puis chez Folio en 1998, qui sera traduite en anglais, italien, espagnol et japonais et obtient le Prix Charles Delaunay de l’Académie du Jazz.
Les années 2000 le trouveront en immersion dans l’électronique, mode musical dans lequel il produira six albums ( Time 4 change, 2000 et Stories, 2003 pour Warner Jazz, Organics, 2004, puis PC Pieces, 2007, chez Nocturne, Fly, 2010, puis Fly Superfly, 2014 chez Gazebo).
A partir de cette décennie, Laurent mène de front des projets de plus en plus variés : la poursuite de son trio jazz ( The present, 2006, Nocturne, Over the clouds, 2012, Gazebo) comme de ses groupes électroniques, mais aussi la collaboration soutenue avec des artistes tels que Jacques Gamblin (Ce que le djazz fait à ma djambe) ou Abd Al Malik (Gibraltar), la co-réalisation de deux documentaires pour Arte sur Monk (2010) et Mingus (2011), ou encore une longue collaboration avec le conteur Souleymane Mbodj pour les éditions Milan (Contes d’Afrique, 10 albums à ce jour).
En octobre 2016 Laurent sort Riddles (Gazebo), un album à deux pianos avec la légende Africaine Ray Lema, et publie la même année chez Grasset un ouvrage remarqué sur la saga des inventeurs de claviers au XXème siècle, Les Fous du Son (ré-édité chez Folio en 2019). Il entame également pour la radio TSF Jazz une série d’émissions hebdomadaires, Portrait in jazz, où il invite des personnalités non musiciennes à parler de leur rapport personnel au jazz.
En 2017, année du centenaire de la naissance de Thelonious Monk, Laurent lance son New Monk trio dédié aux compositions du génial pianiste et compositeur, qui lui vaut en 2018 le Prix du Meilleur disque français de l’Académie du Jazz. Toujours en 2018, il se voit élu Artiste de l’année aux Victoires du Jazz et reçoit le Grand prix Sacem pour l’ensemble de son oeuvre.
Outre ses propres albums enregistrés sur le label Gazebo, Laurent y produit également d’autres artistes comme Géraldine Laurent (At work, 2015, Cooking, 2020), Eric Le Lann et/ou Paul Lay (Thanks a million, 2018, Full Solo, 2021) ou Pierrick Pedron (Fifty- fifty, Pedron Rubalcaba, 2021).
Depuis l’automne 2020, Laurent est animateur quotidien sur Radio Classique (On the wilde side) et un nouvel album du duo qu’il forme avec Ray Lema, Wheels, est paru en mai 2021.
Souvent considéré comme un passeur, il fut également en 2012 et en 2022 le maître de cérémonie des dix et vingt ans des Victoires du Jazz.
En 2023 sortent simultanément son album en trio Life is a movie (Gazebo) avec ses fidèles accompagnateurs Donald Kontomanou à la batterie et Jerome Regard à la contrebasse, et un ouvrage sur Bob Moog aux Editions de la Philharmonie.

Emmanuel Bex naît à Caen en 1959, dans une famille de musiciens. Son père et son grand-père sont pianistes, sa mère professeur de solfège. À huit ans, il entre au Conservatoire de Caen dont il ressort avec de nombreux prix : 1er prix de piano, 1er prix de basson et 1er prix de musique de chambre. Elève au Conservatoire de Paris, il étudie l’écriture musicale de 1973 à 1976, et remporte à l’issue de ses études le 1er prix de solfège spécialisé, d’harmonie et d’analyse musicale. De retour à Caen, il se passionne pour le jazz après avoir entendu Relaxin de Miles Davis et remplace le pianiste Bibi Louison dans un trio local. 
En 1977, il a 18 ans. Alors qu’il est accompagnateur au conservatoire de Bordeaux, il entre dans la Compagnie de Bernard Lubat, multi-instrumentiste inclassable et agitateur d’idées : « Je dois beaucoup à Bernard : deux années à désapprendre… et son sens de la démesure, dont je garde toujours des séquelles irrémédiablement créatives. ».
En 1982, après avoir rencontré l’organiste Eddy Louiss, Emmanuel Bex achète son premier orgue Hammond B3, qui devient alors son principal instrument. Il multiplie les rencontres avec des musiciens africains (Ray Lema) et des bluesmen, avant de former un duo en compagnie du percussionniste Xavier Jouvelet. Ils vont tourner en Europe pendant cinq ans avec le Ciné-Concert « Bex et Jouvelet contre King- Kong ». 
Emmanuel Bex reçoit le Prix de Composition de la Sacem en 1984 pour Le Rayon Vert, associant la musique, le texte et l’image autour de l’oeuvre de Jules Verne. De 1986 à 1988, il joue et enregistre en trio avec le violoniste Jean-Luc Pino et le batteur Yves Teslar tout en occupant un poste de professeur de piano au CIM. Il enregistre Triple idiome avec son trio et collabore à la Bande à Badault, orchestre fondé par le pianiste Denis Badault. 
Au début des années 1990 il se produit sur scène et enregistre avec Turk Mauro, Barney Wilen et en trio avec Gérard Marais et Aldo Romano (Poissons nageurs paraît chez Bleu Citron en 1992). 
A cette époque, il crée son premier Bex’tet, un quintet avec lequel il enregistre trois albums (Enfance en 1991, Organique en 1993 et Rouge et or en 1995, qui reçoit un « Choc de l’Année » Jazzman). Le saxophoniste anglais Ronnie Scott les rencontre au Pan Jazz Festival de Trinidad et les invite dans son célèbre club de Londres. Dans le même temps l’Académie du jazz lui décerne en 1995 le prix Django Reinhardt. 
Les enregistrements et les tournées internationales se succèdent, en compagnie de Babik Reinhardt, Christian Escoudé, Gordon Beck, Claude Barthélemy, Marcel Azzola, Biréli Lagrène, André Ceccarelli, Sylvain Beuf, Michel Graillier, Aldo Romano… 
Emmanuel Bex choisit ensuite de marier les sonorités de l’orgue Hammond et du steel drum (instrument de percussion métallique originaire de Trinidad) avec la grande formation Steel Bex qui regroupe un quintet de jazz et un steel band et dont l’album sort en 1997 à l’occasion du festival Jazz sous les pommiers de Coutances. 
À la fin des années 1990, il réalise un album intitulé 3 , axé sur trois trios: avec Biréli Lagrène et André Ceccarelli, Claude Barthélemy et Stéphane Huchard, Philip Catherine et Aldo Romano. Le trio Bex-Catherine-Romano se produit ainsi durant plusieurs années à travers toute l’Europe. 
Puis il crée un autre trio mythique : B.F.G. avec Glenn Ferris au trombone et Simon Goubert à la batterie, il publie un album Here and now (naïve) largement récompensé (Grand prix de l’Académie Charles-Cros, « Choc de l’année » Jazzman, Prix Boris Vian de l’Académie de jazz, Django d’Or 2002 dans la catégorie Meilleure formation de l’année…). 
En 2004, Emmanuel Bex reçoit le Django d’Or du Musicien de l’année, et publie dans le même temps l’album solo Conversing with melody (naïve), initiant une série de concerts avec de nombreux invités tels que Steve Shehan, Aldo Romano, Michel Portal ou Didier Malherbe. 
L’année 2006 est marquée par la publication d’OrganSong  (naïve) avec la diva brésilienne Mônica Passos, qui va donner lieu à de nombreux concerts à travers le monde. L’année suivante, Emmanuel Bex compose Esperanto Cantabile, concerto pour orgue Hammond et orchestre symphonique. La création a lieu au Palais des Congrès du Mans pour l’Europa Djazz Festival dans le cadre d’une soirée qui lui est consacrée suivie d’une représentation à la salle Gaveau puis au Zénith de Caen. 
En 2009, l’organiste monte un nouveau trio avec le batteur Simon Goubert et le saxophoniste-clarinettiste Francesco Bearzatti, sous le nom d’Open Gate trio. Ce trio qui effectue de très nombreux concerts devient le socle de nombreux projets d’Emmanuel Bex. 
2010 , il est invité à jouer avec André Minvielle, Géraldine Laurent , Olivier Ker Ourio. 
Compositeur inspiré, il livre en 2011 Requiem en Couleurs, grande pièce pour trio de jazz et chœur. Open Gate feat. Béla Bartok (album paru en octobre 2011 / Plus Loin) est une autre création qui parvient à faire se rencontrer le trio Bex-Bearzatti-Goubert et l’Orchestre des Pays de Savoie sous la direction de Franck Tortiller autour d’un hommage à Béla Bartok. Le répertoire met en oeuvre une création d’Emmanuel Bex en trois mouvements ainsi que les Mikrokosmos et Danses Roumaines du compositeur hongrois. 
En 2012, Emmanuel Bex enregistre un album consacré au pianiste Bill Evans B2Bill (Bonsaï Music) avec le pianiste italien Nico Morelli et le rappeur – spoken worler américain Mike Ladd. 
En 2013, le label « naïve » propose au groupe mythique B.F.G. (Emmanuel Bex, Glenn Ferris, Simon Goubert) d’enregister 12 ans après Here & now.  Un  album Now or never sorti en octobre 2013. 
En 2016, il compose une œuvre en collaboration avec l’auteur et metteur en scène David Lescot : La Chose Commune (Label Le Triton) dont le sujet principal est la Commune de Paris avec Élise Caron, Mike Ladd, Géraldine Laurent, Simon Goubert, David Lescot et lui-même.
2017 « Azor » de Gaston Gabaroche. Conception collective. Ré-écriture de la musique. Comment une œuvre du passé fait sens aujourd’hui ? 
2018 Le trio Philipe Catherine / Emmanuel Bex / Aldo Romano enregistre (enfin) son premier album après   18 années de concerts ensemble.
2019 Création du trio « le Bex’tet » avec Antonin Fresson , guitares et Tristan Bex, batterie et sortie de l’album ‘Round Rock en 2020.
Depuis 2010, il est le directeur artistique de  Saint-Denis jazz  au TGP (S.N. de Saint-Denis), initiant des soirées avec les grands noms du jazz européens et des premières parties de talents amateurs. Au sein de l’association, il monte également une chorale « la belle Zoé » et un orchestre « La Grande Soufflerie » avec les amateurs de Saint-Denis .

André Minvielle est né en 1957 à Pau. Il suit une formation en micro‐mécanique pour devenir horloger. Mais dès la fin des années 1970, il sait que sa vie sera consacrée à la musique.
En 1985, il assiste à un concert de la compagnie Bernard Lubat, le batteur girondin de Claude Nougaro. Il intègre la Compagnie Lubat et participe au festival d’Uzeste en organisant la Hestejada de las Arts, où il rencontre et joue avec des poètes, conteurs, comédiens, musiciens, dont Eddy Louis, Michel Portal, Daniel Humair, Louis Sclavis, Marc Perrone, Claude Nougaro, Jon Hendricks et commence sa réflexion sur l’oralité et la musicalité des langues.
En 1989 pour le bicentenaire de la Révolution, il crée à Bordeaux la Chorale des Sans‐culottes, au sein de la Compagnie Bernard Lubat. Puis il fonde et dirige le quintet vocal Polyritmic Choral Rag. Avec la même compagnie, il codirige la création du Spectacle pour 1000 voix Universalis vocalis. En 1990, il se fait remarquer grâce à « La Flambée montalbanaise », un « scat musette » présent sur la compilation Paris Musette. En 1994, il confirme ses talents de scat man atypique sur l’album Scat Rap Jazzcogne de la Compagnie Lubat. En 1997, son premier disque solo Canto ! reçoit un accueil très favorable de la presse, notamment du chroniqueur Francis Marmande du journal Le Monde. Les titres La valse à Hum et Esperanza l’Aranesa marquent les esprits.
En 2004, André Minvielle créé l’association Les Chaudrons pour coordonner son travail de collectage des accents de la francophonie et le nourrir par l’organisation des résidences Suivez L’accent. En parallèle, il signe la même année un opus expérimental : L’ABCD’erre de la vocalchimie. En octobre 2007 sort son troisième album solo La vie d’ici bas, qui lui vaut les louanges de la critique. En 2008, il reçoit le prix de l’Artiste vocal de l’année aux Victoires du jazz.
André Minvielle vit dans le Béarn, au pied des Pyrénées, dans la plaine de Nay.

Napoleon Maddox est un véritable ambassadeur du hip-hop ! Il travaille comme écrivain, producteur, artiste de beat-box, chanteur et DJ. Il est le leader d’un groupe de hip-hop progressif appelé ISWHAT ?! et la moitié lyrique du duo fascinant Sorg & Napoleon Maddox. Il est également le directeur créatif et l’acteur principal d’un spectacle multimédia révolutionnaire racontant l’histoire vraie de ses célèbres arrière-grands-tantes, aux côtés de Millie-Christine McKoy.