L’AIR

Dimanche 4 juillet 2021, 18h – chapelle du centre diocésain à Besançon
entrée libre avec participation au chapeau

Ensemble Palin(e)
Veronica Onetto, soprano
Jean-Thibaut Fouletier, maître Taï Chi
Cécile Beaupain, vièle à archet
Luc Gaugler, vièle à archet
Véronique Barbot, organetto
Olivier Camelin, organetto

Née dans une famille d’artistes, Verónica Onetto réalise ses études musicales à Buenos Aires, sa ville natale. Boursière du Fond National des Arts de Buenos Aires, elle se rend en France pour se spécialiser dans les répertoires anciens au CNSMD de Lyon. Elle obtient le Premier Prix du Concours de Musique Baroque de Yamanashi (Japon), le Prix d’Honneur du Concours de Musique Ancienne de Bruges (Belgique) et est finaliste du Concours de Musique de chambre de Brantôme (France).Elle travaille avec Pedro Memelsdorff, Gabriel Garrido, Monique Zanetti, Jill Feldman, Jesper Christensen…
Verónica Onetto se produit régulièrement en tant que soliste au sein de différents ensembles tels que, Il Ballo, Rosasolis,La Capella Reial de Catalunya, CanticumNovum, La Réjouissance,Ritrattodell’Amore, Claroscuro, ou encore La Fenice, et fonde également les ensemble, Sudestada, et Les Roses Brèves . Elle chante dans de nombreux festivals et salles de concert, en France comme à l’étranger : Festivals de Sablé, Ambronay, Saint Genest Lerpt, Pontoise, The Midsummer Festival, Liaisons Musicales, Embaroquement Immédiat, Besançon-Montfaucon, Musicadel Temps Passat, Les Concerts Parisiens, Festival Bach de Lausanne, Festival International de Musique de Sarrebourg, Palais Fesch d’Ajaccio, Théâtre de l’Épée de Bois, Théâtre de l’Arsenal, Opéra de Saint Etienne, Auditorium Saint Pierre des Cuisines… en Suisse, Allemagne, Japon, Bratislava, Bakou, Carthage, Buenos Aires…
Attirée par les recherches pluridisciplinaires, elle intègre des productions d’opéra ainsi que des créations de spectacles : Euridice de J.Peri, Actéon de M. A. Charpentier, Clorinda et Les plaintes d’Arianne, sur des musiques de C. Monteverdi, Le Ballet Comique de la Reyne de B. de Beaujoyeulx (sous la direction de Gabriel Garrido), Les Décharnés (compagnie Pic la Poule ), Impromptus (improvisations joignant danse et chant dans des contextes inusuels) Musiques pour une Courtisane Vénitienne (mis en scène par Jean-Denis Monory). Elle cofonde également le duo Las Rosas Brèves , consacré au tango.
Elle collabore, depuis 2000, avec l’équipe de recherche en musicologie de l’Université de Paris VIII, Euridice 1600-2000 , dans le cadre de séminaires, colloques et productions, approfondissant ainsi ses connaissances de la musique du premier baroque et notamment de l’aspect rhétorique qui lui est propre.
Elle développe des stratégies de transmission adaptées aux différents contextes lors de stages, master-class, concerts pédagogiques ainsi qu’au Musée de la Musique (Cité de la Musique, Paris) ou elle réalise des concerts didactiques et des visites guidées.
Verónica Onetto enseigne le chant au CRD de Beauvais.

Jean-Thibaut Fouletier est aujourd’hui artiste, psychanalyste et professeur de Taï chi. A 50 ans, il a élaboré l’ensemble de ses activités par des années d’exercice et d’études.
En entrant au centre de formation de l’Olympique Lyonnais à 16 ans, il était pourtant destiné à devenir footballeur professionnel. La suite de sa carrière est marquée à la fois par un abandon et une révélation : un abandon, car une très difficile gestion de carrière et de personnalité se soldent par une grave blessure ; une révélation, car c’est à ce moment qu’il rencontre la psychanalyse. Il a à peine 25 ans. C’est une rencontre intellectuelle d’abord, puisque, installé alors en Belgique, il lit tout ce qu’il trouve à ce sujet, prend connaissance de ses fondements et de la pluralité des « écoles ». C’est une rencontre clinique en second lieu, quand il vient à Paris l’année qui suit, en entamant cette fois une analyse, qu’il terminera 17 ans plus tard.
Les débuts de son analyse réveillent presque simultanément une autre passion, celle de la peinture et du dessin. Un concours gagné dès la première année, en 1994, le conforte dans son choix : il tracera son chemin dans cette voie. Adoptant tous les styles pourvu qu’ils servent ce que l’artiste a à dire, Jean-Thibaut Fouletier revendique dans sa vie comme en peinture l’éclectisme, à la condition qu’il ne soit pas le paravent de l’absence de soi.
La rencontre avec le Taï Chi est la plus tardive mais pas la moins heureuse. Elle lui permet de renouer avec son corps, mais aussi d’une certaine manière avec la compétition. En 1998, Madame Wang Tune, fraîchement débarquée de Chine, lui met le pied à l’étrier. Après deux années d’exercice, il commence à suivre les enseignements de Maître Zhang, qui perpétue la tradition transmise par le vieux Maître Wang shing sen, référent chez les initiés chinois. Outre les styles dits classiques, la spécialité enseignée par Maître Zhang est un style peu commun : il s’agit du Zhao Bao. Le Taï Chi étant un art martial « avec armes », Jean-Thibaut Fouletier, qui s’initie à l’épée et au bâton, choisit aussi d’enrichir sa palette et de se perfectionner dans ce bel instrument qu’est l’éventail, avec Maître Liu.
Jean-Thibaut Fouletier commence à donner des cours de Taï Chi en 2001 dans la banlieue parisienne. Puis, en 2005, son maître l’envoie en Chine, dans les Monts Wudang, pour participer à la première compétition mondiale de Taï Chi Chuan dans le style Zhao Bao. Il remporte la médaille d’or. Il avait auparavant, la même année, participé aux championnats de France de Taï Chi Chuan, où il avait remporté plusieurs titres également. Mais ce sera là un point final à cet esprit : après avoir enfin validé l’expression de ses « possibles » en compétition, Jean-Thibaut Fouletier, préfère désormais continuer à pratiquer, enseigner et apprendre. Il quitte son emploi pour se consacrer désormais à ses différentes passions et activités. Pour continuer son travail de recherche dans les arts martiaux il a travaillé également le kung Fu , toujours avec maître zhang,  Kung Fu qu’il enseigne également.
Depuis quelques années, Jean-Thibaut Fouletier construit un corpus d’écrits importants, qu’il délivre et peaufine par touches. Son écriture peut être précise et incisive, car marquée par la psychanalyse. Elle peut être tout simplement communicative et expressive, empreinte de la passion des autres dont Jean-Thibaut Fouletier fait preuve.
Le site tybolt.fr qu’il a crée s’ouvre au Taï chi et à la psychanalyse à la peinture et l’écriture.

Après des études de violoncelle au conservatoire de St Maur des fossés et de musicologie à Paris VIII, Cécile Beaupain se passionne pour la musique médiévale à la suite d’un stage avec John Wright à la fondation Royaumont. Puis elle se forme au Centre de Musique Médiévale de Paris, auprès d’Emmanuel Bonnardot pour la vièle, et suit le cursus de contrepoint médiéval donné par Raphaël Picazos au conservatoire de Noisiel. Elle en tire une connaissance approfondie des notations musicales médiévales qui l’amèneront à transcrire et publier les rondeaux, virelais et ballades du manuscrit de Chypre chez Ut Orpheus en collaboration avec Terence Waterhouse, et Gisèle Clément.
Elle se forme également aux techniques du contrepoint improvisé auprès de Jean-Yves Haymoz et Barnabé Janin.
Elle a participé à de nombreux groupes de musique médiévale dont  « Barkhâne », pour le spectacle « in vino veritas » et l’ensemble « Dolcimelo » ainsi qu’à la création de spectacles pour enfants au sein d’Axile Compagnie. Poly-intrumentiste, elle a également conçu et joué de la musique de scène pour « Zweig, Montaigne ou le Carnaval du crépuscule », une pièce de Marcel Julian, et  » La nuit de la colère » d’Armand Salacrou, mises en scène par Antonio Cauchois.
Elle est titulaire du DUMI, Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant en milieu scolaire et est intervenante en musique dans les écoles primaires du Perreux-sur-Marne depuis 1995.

Luc Gaugler a étudié au CNSMD de Lyon avec Marianne Muller et au Conservatoire Royal de Bruxelles avec Wieland Kuijken. Il a effectué de nombreux enregistrements et a collaboré avec de nombreux ensembles de musique ancienne. Il enseigne actuellement au CRD d’Arles et au CRR de Montpellier.

Véronique Barbot commence le clavecin auprès d’Elisabeth Joyé et Blandine Rannou. Elle poursuit ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris, dans la classe de Kenneth Gilbert et Christophe Rousset (où elle obtient son dipmôme de formation supérieure en clavecin et basse continue) et au Sweelinck Conservatorium d’Amsterdam dans la classe de Bob van Asperen ( où elle obtient le diplôme de soliste). Elle se produit au sein d’orchestres, ainsi qu’en formations plus restreintes, vocales ou instrumentales, notamment sous la direction de Jean-Claude Malgoire et Bob van Asperen ; aux côtés de Gérard Lesne, Marianne Muller, Nathalie Stutzman avec l’Orchestre de Bordeaux, Rachel Yakar au Centre de Musique Baroque de Versailles, Philippe Beaussant au Théâtre Baroque de France.
Elle est régulièrement invitée à jouer dans de nombreux festivals (notamment « La saison musicale des Musiciens du Louvre » de Marc Minkowski, « Les rencontres musicales » de Vézelay, « The spitalfield’s Festival » à Londres, « Figures de claviers » à Radio France, le festival de Cordon…)
Titulaire du diplôme d’Etat de Musique ancienne, elle enseigne le clavecin aux conservatoires de Beauvais et Bobigny.

Olivier Camelin a étudié l’orgue avec Louis Robilliard et Etienne Baillot, et le clavecin avec Anne Dubar, Catherine Latzarus, et Stefano Intrieri. Agrégé de musique, il se spécialise dans l’étude et l’interprétation de la musique médiévale dans le master pro « Musiques médiévales » à l’université Paris-Sorbonne avec Isabelle Ragnard, Katarina Livljanić, Benjamin Bagby, Raphaël Picazos, et par l’étude de l’organetto avec Guillermo Pérez et David Catalunya.